◆ Sélection de textes, regards et fragments développés autour des œuvres.
Chaque entrée prolonge le corpus à travers écrits, analyses critiques et contenus sonores associés.


TextesSonsRegards


Fragments / Textes d’œuvre


Au loin, quelque chose tient encore.
Suspendu entre deux appuis, comme une décision jamais tranchée. 

Au-dessus, une forme habitée.
Sans accès, sans preuve, mais pleine de gestes invisibles.
Quelqu’un vit là, dans l’économie fragile de ce qui reste.

Au sommet, un bras de fer figé.
Sa chaîne tendue vers l’eau comme une question sans réponse.

Au pied du monde, l’eau ne reflète pas.
Elle dévore les ombres. Couleur de rouille et de fièvre, elle ouvre sur un dessous sans fond, un delà sans promesse.

Au dernier regard, tout ici est au bord du gouffre.
Et pourtant, rien ne cède.

Eau-Delà Du Gouffre – 2026
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Il vit là, sur cette paroi.
Un bloc dressé comme une mâchoire minérale, planté dans la pierre avec l’obstination d’un vestige.

Là, sur cette masse rugueuse que rien ne semblait devoir humaniser, un arbre a pris. Miracle, patience, sûrement les deux. Ses racines ont exploré les failles, se sont insinuées dans la roche comme des veines dans la chair. Alors la pierre est devenue cellule, traversée de fibres, la pierre est organisme.

Là, autour du tronc, dispersés comme les fragments d’un rêve pétrifié, des gargouilles aux gueules ouvertes, des stèles dressées, des statues aveugles. Des cercueils entrouverts et des ornements inachevés entourent silencieusement l'enclume de leurs desseins plantée dans la poussière blanche.

On comprend que l’on fabrique ici.
On comprend aussi que l’on y termine.
C’est un atelier, peut-être un seuil.

La demeure du graveur s’enfonce à demi dans le roc, comme si elle hésitait entre surgir et disparaître. Sa porte d’acier en marque l’entrée, froide, lourde et épaisse, comme une isolation vers l'au-delà, ornée de ronces sculptées, vestiges gothiques d'un romantisme enivrant.

Là, de chaque côté, deux hautes fenêtres de cathédrale flamboyante laissent brûler la lumière à travers des vitraux qui peignent la vie. Des silhouettes en mouvement, des scènes de naissance, des mains qui se tendent, des corps qui se racontent.

Là, dans cet espace où tout semble figé, le graveur ne parle pas, il inscrit et la pierre se creuse.
Elle devient nom, date puis mémoire.
Elle devient rite, passage puis vie.

Le Graveur D’Épitaphe – 2026
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Au milieu d’une eau lourde et verdâtre, presque rugueuse sous le regard, un mirage dérive. Pas une île, plutôt une excroissance oubliée du rivage.

La roche affleure à peine, sombre et humide. Des végétaux fébriles et des algues translucides glissent vers des teintes de roses fanées. Ensemble, ils s'étouffent sous la surface comme des organes à demi endormis. L’eau semble immobile, la houle figée dans un souffle retenu. On dirait qu’elle a cessé d’être, comme si elle persistait hors du temps.

Une barque sommeille dans la faille du rocher. Trop petite pour traverser quoi que ce soit, on se demande alors si quelqu’un est arrivé avec ou si l’île l'a offerte en guise d'espoir. Deux rames usées par le geste, un jerrican pour un moteur absent, une bouteille de plastique blanchie par le temps : les restes d’une présence réduite à l’essentiel. À la pompe, un mot : ICI. Comme une destination, un repère ou peut-être un avertissement. Une porte de sortie sans ouverture.

Puis se dévoile l’échelle crinoline, verticale au milieu du silence. Une cicatrice métallique qui grimpe vers le ciel et conduit au sommet d’un monstre de rouille.

Suspendue au-dessus du rocher sur des échasses bardées de pneus noirs, comme si l’eau venait parfois réclamer sa part, l’usine apparaît dans toute sa splendeur. Impossible de savoir si ce bâtiment protège, surveille ou menace encore. Il ressemble à une machine dont la fonction aurait disparu avant la mémoire des hommes. Des tuyaux traversent ses flancs, des ventilateurs figés regardent l’horizon, tandis que des câbles tendus chantent sous l’impulsion du vent. Tout semble inutile, donc essentiel.

La rouille a lentement cultivé ses fleurs de pourpre et de sang séché. Par-dessus, la mousse est venue poser son tapis de velours vert, comme si la nature avait décidé d’habiter la carcasse plutôt que de la vaincre, avec la patience silencieuse des marées.

Au sommet, un chiffre résiste. Un simple quatre, peint du bleu du ciel. Quatrième relais ? Quatrième refuge ? Ou peut-être une autre hypothèse. À ses côtés, un drapeau de plastique pâle, usé de faire le guet, flotte au bout d’un câble d’acier qui semble ne plus rien retenir, si ce n’est la fatigue de sa propre présence.

Et l’on comprend que le lieu n’a peut-être jamais servi à fabriquer autre chose que de l’attente. Une usine pour ceux qui restent éveillés devant l’eau, nuit après nuit, sans jamais envoyer de signal. Ici ou ailleurs.

L’Usine Des Veilleurs – 2026
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Masse sombre, nerveuse, taillée comme une tombe ouverte sur le vide.
La roche n’avale pas, elle endure.
Trois échardes de rouille dressées comme des volontés maigres, plantées là avec l’arrogance des mauvaises herbes, soutiennent.
Suspendu entre le dernier étage du monde et sa chute, un bunker.
Les fenêtres regardent le lointain sans rien attendre.
Des hublots de navire immobile, des meurtrières ouvertes sur l’absence.
Le bâtiment flotte sans flots, couvert de signes et de traces : les restes de vies qui refusaient de disparaître en silence.
Puis la mousse est venue comme une écume.
Le lierre aussi.
La nature a posé sa main verte sur le béton fatigué, comme on ferme doucement les yeux d’un géant.
Et devant la porte fermée, une chaise tournée vers l’horizon.
Comme si l’espoir avait décidé de rester assis là, à regarder le monde fuir sans lui tourner le dos.
À voir demain se lever avec le visage exact d’hier.

Demain Sera Comme Hier – 2026
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Le monticule surgit comme un fragment d’ailleurs, un bout de terre arraché à son origine.
La roche est brute, disloquée, mais elle porte la vie avec une obstination tranquille.

La végétation y règne sans ordre ni hiérarchie. Arbres torsadés, ronces intraitables, herbes hautes mêlées à la terre sombre et aux pierres nues.

On devine une barrière de bois, celle qui sépare les champs sans jamais vraiment les enfermer. Elle tient encore, certainement par habitude.

Plus loin, des fûts anciens reposent, immobiles. Ils ne fuient plus, ne servent plus, ils attendent, neutres, comme si le temps avait cessé de leur poser des questions.

Une roue de charrette affleure la terre, ronde mémoire de la campagne recluse, celle qui existe loin des routes et des villes impatientes.

Un tracteur dort, envahi par les herbes. Il semble là depuis toujours, ou depuis assez longtemps pour que la végétation ait décidé de l'adopter.

Au premier plan se tient un épouvantail. Rudimentaire, presque naïf. Une vieille chemise en jean, trouée, un chapeau de paille trop léger pour l’importance qu’on lui prête.

Juste un morceau de roche perdu quelque part, un territoire oublié carressé par le vent où des oiseaux noirs chantent leur liberté.

La Sentinelle Oubliée – 2026
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C’est l’histoire d’un pont, l’histoire d’une traversée.
Lorsque la traversée devient impossible, sans retour ni avenir, c’est l’histoire d’un ancrage provisoire.
Lorsque l’ancrage provisoire se pérennise, c’est l’histoire d’une vie.
Au départ, c’est l’histoire d’un pont. C’est l’histoire d’une traversée.


D’Un Bout À L’autre – 2025
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J’ai grandi à Ivry-sur-Seine, dans le département du 94, aux portes de Paris et du 13e arrondissement pour être précis. Le 13e est le plus grand quartier asiatique de la capitale.

Dans le triangle de Choisy, le McDonald’s est écrit en chinois, le principal supermarché est Tang Frères et sur la dalle des Olympiades se trouvent, entre autres, les tours de Tokyo et de Sapporo (historiquement en hommage aux villes qui ont accueilli les Jeux Olympiques, mais ça fait sens).

Ma mère nous y emmenait souvent déjeuner, mon frère et moi. Nous avions nos habitudes, nos restaurants favoris avec nos plats préférés. La culture chinoise est présente ici, tout autant que la culture vietnamienne, cambodgienne ou encore laotienne. Chaque fois que nous sortions, c’était comme un voyage, et comme chaque voyage, cela laissait des souvenirs. Plus tard, avec ma compagne, nous nous y rendions pour le Nouvel An chinois afin d’assister à la danse du dragon et d’écouter la symphonie des pétards. Nous pouvions aussi continuer sur la ligne 7 du métro et nous retrouver en quelques minutes dans le quartier japonais pour déguster un ramen ou quelques mochis.

Avec cette pièce, j’ai voulu retranscrire cet héritage. Le quartier asiatique de Paris est un monument d’Ile de France qui ne cesse de m’inspirer. Il devait figurer dans ma série IDF2068 (ile de France, année 2068, pour ceux qui n’ont pas suivi).

J’ai délibérément mélangé les genres – les cultures, pour fusionner les formes, les couleurs et raconter cette histoire.


Daikichi – 2024
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Racines de sable dans un jardin de rouille
Paysage libre à l’abri du mauvais œil 
Promesse vogue vagabonde au-delà de l’infini
Palmes pour guide comme rose des vents
Solitaire solaire à l’ombre du bonheur
Jamais amère la solitude est bienveillante


Promesse En Solitaire – 2024
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De la chute c’est l’envolée
Cité transfigurée en tombeaux 
Dernier chef-d’œuvre sans virtuosité 
Perdition de la guerre, échec du capital 
Lente guérison, renouveau et lumière 
Ici la paix


Ici La Paix – 2024
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Le champ des volatiles navigateurs rythme la marée. La percussion des flots berce le temps et ralentit le tempo. Îlot du début, Genèse du commencement, bienvenue sur l’arche de la Renaissance.

Le Rocher a plusieurs vies.
Celle que l’on a jamais connue, celle que l’on ne connaîtra pas et celle qui se joue aujourd’hui. C’est la chorégraphie de la vie hissée sur sa masse rocailleuse. Le Rocher est le nouvel Eden.

Le Rocher est un survivant.
Cataclysme, tsunami, tempête. Il était la. Il a tout vu, tout entendu. Quand terre et mer enfanteront un nouveau monde, le Rocher, contre vent et marée sera là. C’est à la fin que tout (re)commence.


Le Rocher – 2023
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C’est au rythme de la houle que la brise danse
Pendant que le jour lutte face à l’abyssale nuit
L’azur horizon se nourrit de l’espérance
Tandis que le néant guide le désert vagabond
Calme et silencieuse la carène se noie
La Bouée cardinale a perdu le nord


La Bouée – 2022
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Le 122 est un octogone de 5 étages sans règle, sans chef, sans loi mais pas dépourvue d’organisation.

Bâtiment de vie d’une désolation enivrante qui brille de 1000 feux aux allures de phare résistant à des vagues de murs. Tour de garde du passé, qui guette le futur et archive notre humanité. Au numéro 122 on y trouve de tout : des vivres pour survivre, des ateliers pour construire, des lits pour entreprendre demain. Au numéro 122 il y a aussi des cabanes pour les oiseaux, c’est une arche, un nid pour tous. On espère le retour des volatiles pour retrouver la douce mélodie de l’aube.

On imagine finalement son environnement, dense, lumineux, bruyant dans une forêt d’immeubles peu fraternels. Une prison urbaine, industrielle et maussade à la mine blafarde. Le 122 évolue au rythme de ses locataires, de leurs habitations de fortunes qui viennent se greffer à sa carapace.

Le 122 est vivant. Il éclaire la vie et observe le monde. 


Le 122 – 2022
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Depuis l’ère du big Bang, la planète est colonisée. Un essaim à ciel ouvert en quelque sorte, éclairé par la voie lactée. Des hordes du désordre peuplent chaque cratère, écrasent chaque parcelle du monde pour y nourrir la bête Humaine.

Terre en lambeau, détruite par tous. Tout pour le butin, sans taxe de rédemption.


L’heure sonne, invitant à la fuite, à l’échappatoire. Quitter la planète bleue pour s’approprier la rouge… Désormais, on mine de la richesse cryptée impalpable pour demain, peut-être, s’offrir un voyage interstellaire. Demain, c’est loin. 

Demain, C’est Loin – 2022
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Il y a le monde d’Hier, mais Aujourd’hui l’a détruit pour bâtir le monde de Demain.
Les siècles modernes ont achalandé des ruines sur une terre de sang. C’est ici que Demain vit, sur l’île de la résurrection.
Au cœur des abîmes, on trouve des refuges hissés, tel l’étendard de l’espoir.
Perchés toujours plus haut, avec l’ambition secrète d’atteindre le ciel rêveur, les nuages vagabonds, et de découvrir la liberté.


L’Île – 2021
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L’Ultime Voyage, c’est un crématorium situé au milieu de nulle part.
Ce « nulle part », c’est là où il n’y a pas de pollution : olfactive, sonore et visuelle. C’est alors, à l’éveil de chaque mort, que nous sommes bercés par la douceur des cendres.
L’Ultime Voyage est silencieux, c’est un messager intime. C’est l’ami fabuleux qui nous permet
d’être libre de commencer ou de finir. Son soutien, à l’apparence d’une cathédrale bunkerisée, nous apporte la plénitude.
La mort a rythmé 2020, saupoudrée de fatalités. Mais ce n’est pas à elle que j’ai envie de rendre hommage. Je salue les rites, le deuil et les funérailles. Les derniers honneurs, sans frontières ni patrie.
L’Ultime Voyage, c’est la promesse de quitter nulle part en compagnie d’ailleurs.


L’Ultime Voyage – 2021
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Le Navigator, c’est un radeau libre et indépendant.
Un rafiot qui navigue sur les flots surréalistes de l’ivresse, guidé par le chant des sirènes.


Le Navigator, c’est une bicoque affable amarrée à la résistance.
Un toit sans zinc à l’abri de tout couvre-feu, là où l’excès rime avec partage.


Le Navigator, c’est l’odeur d’antan, clope et tise pour les intimes.
Son parfum c’est celui de l’Humain « être ensemble », la dystopie de 2020.


Le Navigator – 2020
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Le 16 mars 2020, le président des Français déclarait : « Nous sommes en guerre ». L’idée de La Tourelle était née. Présentes dans les châteaux forts, dans les abris blindés ou sur les chars d’assaut, les tourelles ont traversé les siècles pour être de toutes les guerres. La mienne, ce sera celle-ci, le nid idéal du misanthrope en confinement.

Comme pour celui des gardiens de phare, la tourelle offre un mode de vie en huis clos. L’architecture est brute, piquante, tel un crachin en pleine bourrasque. On imagine ses fonctions sans pour autant les discerner, à l’image des monstres industriels déchus de leur utilité. Les plus vaillants l’ont visitée, ils y ont même laissé une trace. Mais c’est la nature qui, elle, a le courage de s’y abandonner, et de ce fait lui donne un sens.

L’inspiration des éléments présents sur ce diorama sont ceux croisés lors de promenades « sous dérogation ». On y retrouve donc les graffitis mais aussi le lierre, les palettes, ou les bidons en décomposition. Et comme de coutume, ma tribu n’est jamais loin. Gloire à Villains Conspiracy, qui est l’emblème de la marque éponyme de mon ami de terrain Fred Menace. Sans oublier la magnifique illustration « Ginteil » qui trône en maîtresse mystique, signée Noty Aroz. Parce que l’art et la création constituent ma vision du monde de demain.

La Tourelle a été réalisée en quarantaine.


La Tourelle – 2020
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Ce décor est inspiré des banlieue d’île de France, cité dortoirs et ouvrière, industriel . Espace provisoire qui devient lieu de vie où la débrouille rîmes avec survie. Là où sur la stèle de l’espoir pousse fleurs et arbres en guise de linceul.

L’Ancien Four – 2019
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Pour ce diorama je me suis inspiré de la tour hertzienne, aussi appelée émetteur Paris Est, qui surplombe bon nombre de communes du Val de Marne. D’où les couleurs rouge et blanche pour l’antenne centrale.
Dans la forme et la structure , je me suis intéressé aux plateformes pétrolières qui ressemblent à des villes-îlots industriel perdues en mer. Imaginez ce combo transformé en camp de survivaliste / squatt et vous obtenez ma nouvelle miniature B-430.

L’idée de départ était d’avoir sur ce bâtiment tout ce qui est essentiel pour survivre. Je me suis imprégné des « B-A-D », base autonome durable, regroupant certains éléments indispensables : l’eau, la nourriture, l’hygiène, l’énergie, la connaissance et la protection.

B pour BASE et 430 pour 94430 localisation de la tour hertzienne.


B-430 – 2019
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Station 9/4, une plateforme destinée aux voyageurs de passage, un abri partagé pour y accoster le temps d’un instant.
Un gîte d’étapes, perdu dans l’espace, perdu dans le temps.
On imagine une construction participative, flexible au jour le jour, au gré des besoins, des visites ou des préoccupations des locataires éphémères. Une maison modulaire où seule la rouille est figée. Une mine de récupération dans laquelle la matière première ne serait que débris et souvenirs d’un monde qui n’est plus.


Station 9/4 – 2019
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De jour comme de nuit, « Mevka dv ter » c’est le genre d’épicerie ou l’ont trouve de tout. Tout ce qu’il faut pour ravitailler notre corps, rafraîchir notre gorge ou stimulé notre esprit. La quantité est là. La qualité, elle, pas toujours. Mais les mauvaise rencontres, très fréquente.

Mevka Dv Ter – 2018
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Fragments / Pièces sonores

Pour L’Horizon – 2023
23:52 • Féral

Aube – 2021
10:27 • Féral

Crépuscule – 2021
11:00 • Féral


Regards / Textes critiques

Simon Laveuve, bâtisseur de rêves
Texte de Philippe Godin, critique d’art, 2025 (fr)

Chaos Poétique
Texte de Bernadette Caille, 2019 (fr)

Poetic Chaos
Texte de Bernadette Caille, 2019 (en)