Le 16 mars 2020, le président des Français déclarait : « Nous sommes en guerre ». L’idée de La Tourelle était née. Présentes dans les châteaux forts, dans les abris blindés ou sur les chars d’assaut, les tourelles ont traversé les siècles pour être de toutes les guerres. La mienne, ce sera celle-ci, le nid idéal du misanthrope en confinement.

Comme pour celui des gardiens de phare, la tourelle offre un mode de vie en huis clos. L’architecture est brute, piquante, tel un crachin en pleine bourrasque. On imagine ses fonctions sans pour autant les discerner, à l’image des monstres industriels déchus de leur utilité. Les plus vaillants l’ont visitée, ils y ont même laissé une trace. Mais c’est la nature qui, elle, a le courage de s’y abandonner, et de ce fait lui donne un sens.

L’inspiration des éléments présents sur ce diorama sont ceux croisés lors de promenades « sous dérogation ». On y retrouve donc les graffitis mais aussi le lierre, les palettes, ou les bidons en décomposition. Et comme de coutume, ma tribu n’est jamais loin. Gloire à Villains Conspiracy, qui est l’emblème de la marque éponyme de mon ami de terrain Fred Menace. Sans oublier la magnifique illustration « Ginteil » qui trône en maîtresse mystique, signée Noty Aroz. Parce que l’art et la création constituent ma vision du monde de demain.

La Tourelle a été réalisée en quarantaine.

La Tourelle / IDF2068 – 2020
Techniques mixtes, 41x14x14 cm
Échelle 1/35ème